Alimentation et chimiothérapie

L'alimentation est un pilier essentiel de notre santé. Encore plus lorsqu'on est atteint d'un cancer: je reste persuadée que bien se nourrir contribue à une guérison plus rapide et efficace, ainsi qu'à un rétablissement durable (je n'en suis pas encore là, mais je travaille déjà dessus!).

Malheureusement, ou heureusement (ce qui explique peut-être que je n'avais aucun symptôme!), pour moi, j'estime que je m'alimentais déjà très bien. Donc je n'ai pas tout changé à mon alimentation, je l'ai juste faite un peu évoluer.




Mes bonnes habitudes alimentaires

Mon alimentation est riche en fruits et légumes de saison. On ne le répétera jamais assez: respecter la saisonnalité, c'est prendre les nutriments dont notre corps a besoin au moment où il en a besoin. Les légumes-racine l'hiver, et riches en eau l'été, cela paraît totalement logique! J'essaye de les choisir un maximum locaux: je me trompe peut-être, mais il me semble que dans ce cas l'agriculture est davantage raisonnée, puisque les produits n'ont pas besoin de parcourir des kilomètres et des kilomètres avant d'être vendus; et puis n'oublions pas que le bio est un label qui coûte cher et que beaucoup de petits agriculteurs ne peuvent pas se le permettre...


Je consomme régulièrement des légumineuses en remplacement de la viande car elles sont riches en protéines et possèdent également une haute densité nutritionnelle (mais je reviendrai sur ce point plus bas). Il est très facile de faire un parmentier aux lentilles ou un chili aux haricots rouges. J'aime aussi beaucoup les pois cassés en purée. Bien sûr, cela ne remplacera pas le goût de la viande si vous êtes viandard, mais voyez-le comme un substitut intéressant. Et bien cuisinés, c'est vraiment délicieux. Votre porte-monnaie y trouvera également son compte, car les prix sont bien en-dessous de la viande. De plus, vous contribuerez à la préservation de la planète. Qu'est-ce que je peux vous dire d'autre pour vous convaincre?!


Enfin, je consomme peu de produits transformés. La cuisine-maison est ancrée dans mes habitudes alimentaires. Bien sûr, je ne fais pas mon pain de mie moi-même, ni les pains au lait (je pourrais, mais c'est long) et j'achète des nems tout prêts quand nous souhaitons en manger. Mais ces produits représentent une part minime de notre alimentation. Et quand je vois tous les rappels alimentaires de ces derniers jours, et bien je m'en félicite! Surtout quand on voit le temps que ça prend de faire une pizza soi-même... Pour les Kinder, bon c'est plus complexe. De toute façon, qu'on se le dise, ce ne sont pas les chocolats les plus sains, même si je dois bien avouer que je les trouve très bons, fondus sur des crêpes. Mais pas tous les jours, hein!




Ce que j'ai modifié:

J'ai augmenté mon apport en protéines. Dans les pays développés occidentaux, il faut reconnaître qu'il existe peu de carences en protéines. Mais j'ai découvert récemment que les besoins du corps augmentaient pendant un traitement de chimiothérapie. De manière générale, les protéines permettent de maintenir la masse musculaire, ce qui contribue à conserver un bon métabolisme et à avoir une bonne réserve d'énergie. Ainsi, le corps a des besoins accrus car les traitements, et le stress qui en découle, épuisent ces réserves. Je veille donc à avoir un bon apport en protéines à chaque repas. Attention! Par protéines, je ne parle pas que de viande. N'oublions pas que les céréales et les légumineuses en contiennent énormément. Par exemple, le matin, j'aime particulièrement les flocons d'avoine en overnight porridge (c'est-à-dire que je les ai fait tremper toute la nuit dans du lait, végétal ou non).

Mais s'il s'agit de protéines animales, on s'assurera d'avoir un apport en protéines maigres (poulet, poisson, ou produits laitiers).

Cette découverte m'a faite me tourner vers des protéines en poudre les plus naturelles possibles, bien sûr. J'en rajoute uniquement dans mes yaourts si je vois que mon apport est trop faible sur la journée. C'est rapide et c'est plutôt bon.


Le traitement de chimiothérapie met également à mal les réserves d'antioxydants, qui jouent un grand rôle au niveau de notre immunité. La prise de pilule est assez controversée, mais je veille essentiellement à en apporter par le biais de l'alimentation. Je consomme donc plusieurs fois par semaine des baies et des fruits rouges, du thé à la menthe poivrée (qui m'avait aussi fait des effets sur la nausée), des carottes et du chocolat noir.


Je fractionne mes repas: ma chirurgie du colon et la chimiothérapie ont bien affecté mes capacités digestives. Avant je n'en avais pas besoin, mais depuis, j'ai beaucoup de mal à supporter les repas trop chargés. Fini pour moi les plats/desserts (sauf au resto, mais dans ce cas, je partage avec mon fils!). Je préfère donc diminuer mes repas principaux et faire des snacks. Du coup, je ne prends pas de dessert au déjeuner, mais je fais un vrai goûter. Cela me permet aussi d'avoir une meilleure énergie tout au long de la journée.


Je veille à avoir une bonne hydratation. De toute façon, les semaines qui suivent une chimio, j'ai toujours soif! Mais après, j'ai tendance à moins boire. Pour y remédier, le matin, je me remplis deux gourdes que je balade partout avec moi. En vérifiant leurs niveaux régulièrement, cela me garantit de ne pas oublier de boire!


Enfin, je m'intéresse de plus en plus à la micro-nutrition. En général, on connaît tous les macro-nutriments, qui nous permettent d'équilibrer nos assiettes: protéines, glucides et lipides. Mais les micro-nutriments jouent peut-être un rôle plus important: ce sont eux qui nourrissent les cellules de notre corps et qui assurent notre équilibre et notre état de bien-être global. Les probiotiques, les oligo-éléments, les vitamines, les acides gras essentiels, etc, sont à l'origine de notre métabolisme et de notre immunité. Encore une fois, je ne cherche pas à me supplémenter via des compléments alimentaires. J'essaye de les apporter à mon corps par le biais de l'alimentation. Et les produits de saison, ainsi que les légumineuses en regorgent! C'est pour cela qu'il est d'autant plus important de les privilégier.





Rien de bien exceptionnel, voyez-vous! Je ne crois à aucune pilule miracle pour me guérir. J'essaye juste de raisonner en termes d'alimentation et à tout ce qu'elle peut m'apporter dans mon état.

Peut-être qu'il y a des choses qui peuvent raisonner en vous, mais si vous êtes en bonne santé, il y a des apports supplémentaires dont vous n'avez pas besoin...

Par ailleurs, si vous êtes en manque d'inspiration pour des recettes faites maison, je vous invite à consulter mes articles sur les recettes de saison d'hiver et de printemps:


https://www.lyrides.fr/post/comment-je-m-alimente-au-printemps


https://www.lyrides.fr/post/comment-je-m-alimente-en-hiver


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