top of page

Prendre soin de ses cheveux, pendant/après une chimio, et pendant toute sa vie...

Je vais tout de suite commencer par un "disclaimer": je n'ai pas eu une chimiothérapie terrassante au niveau capillaire. La molécule la plus alopéciante que j'ai eue a été l'Irinotecan pendant 6 cures. Depuis mon opération, les chimios que j'ai sont très peu alopéciantes, voire pas du tout. Cela me permet de commencer un "plan repousse". En effet, j'ai dû perdre à peu près 40% de ma masse capillaire. J'ai d'ailleurs cru à un moment que j'allais devoir tout raser, car mon crâne commençait à être vraiment apparent. Mais finalement, l'arrêt de l'Irinotecan a été décisif: entre février et aujourd'hui, j'ai déjà suffisamment de petits cheveux qui ont repoussé et j'en suis ravie. Je vous livre donc ici ce que j'ai appliqué pour limiter la perte et avoir une repousse la plus rapide possible.




Les mesures de prévention

On m'avait prévenue que 20% des patients perdaient leurs cheveux avec le protocole Folfirinox dont j'ai bénéficié. Comme mentionné plus haut, j'en ai fait partie. Même si je n'ai pas tout perdu, j'en ai perdu énormément et c'était carrément effrayant au moment des lavages de cheveux.


Ce que j'ai rapidement mis en place a donc été de laisser mes cheveux tranquilles le plus possible. Les semaines de chimio, je ne les brossais quasiment pas et je les lavais une fois par semaine. J'ai gardé cette habitude encore aujourd'hui: je me lave les cheveux uniquement les lundis, veille de chimio. Bien sûr, il faut accepter d'avoir les cheveux un peu gras en fin de semaine. Mais si je dois sortir, je les attache ou je fais une tresse, et ça passe! De toute façon, je suis toujours obligée de faire une coiffure car sinon ils ne ressemblent à rien, tant j'ai perdu de masse!


Pendant les shampoings des chimios alopéciantes, je me massais très peu le crâne pour éviter la stimulation du cuir chevelu. Cela permet d'éviter au maximum que la chimio atteigne les bulbes via la circulation sanguine.

La principale erreur que j'ai commise a été de ne pas utiliser de démêlant au début: je voulais utiliser le minimum de produits, sauf que le démélage était effroyable et que j'arrachais beaucoup de cheveux. Dès lors que j'ai recouru à du démêlant, ça allait carrément mieux. J'aurais donc du le faire plus tôt!

Enfin, pour les sécher, je prends une serviette propre. En effet, dans ma salle de bains, ma serviette à mains me sert aussi pour les cheveux. Sauf que les jours qui suivent la chimio, elle peut potentiellement contenir des résidus de substance toxique. Du coup, je prends soin de la changer avant chaque shampoing.






Les soins capillaires

Dès que j'ai vu que mon crâne commençait à être apparent, j'ai établi un plan d'action pour les faire repousser. Ma bible a été le blog de Naturellement Lyla qui propose des recettes DIY simples et naturelles (https://naturellementlyla.com/ ).


Dans un premier temps, je me suis concocté un shampoing spécial repousse, ainsi qu'un masque à la poudre d'ortie pour stimuler la repousse également. J'ai eu de bons résultats car j'ai eu très vite des "bébés cheveux" qui compensaient la perte qui opérait toujours.


Dès lors que mon crâne n'a plus été apparent et que j'ai arrêté l'Irinotécan, j'ai repris les massages du cuir chevelu au moment de la pose des masques capillaires, des shampoings et des démêlants. J'ai renforcé cette bonne vascularisation, nécessaire pour des bulbes en pleine santé, par un rinçage à l'eau froide.

D'autre part, j'ai changé de recette de masque pour un à base d'huile végétale de Moutarde pour stimuler la repousse, mais aussi hydrater les cheveux, car j'ai constaté que les nouveaux cheveux avaient une matière un peu étrange. Je travaille donc dessus!


J'envisage de me refaire une coloration végétale pour couvrir les cheveux blancs (bah oui, les nouveaux cheveux repoussent majoritairement blancs, sinon ce n'est pas drôle!), mais on m'a conseillé d'attendre la fin des traitements. Je vais donc essayer de patienter jusqu'à la rentrée!

De plus, j'aimerais investir dans une taie d'oreiller en soie, mais j'avoue ne pas avoir encore sauté le pas, car c'est un petit budget...





L'alimentation

Les soins capillaires, c'est bien beau, mais si votre organisme n'est pas en parfaite santé à l'intérieur, ils ne serviront pas à grand chose! En effet, des carences peuvent avoir des effets dévastateurs sur les cheveux: si on manque de fer par exemple, votre corps ira le chercher là où c'est le plus facile pour lui d'en trouver, à savoir dans les phanères (= les ongles et les cheveux). Je pense avoir plutôt une bonne alimentation, car je n'ai eu absolument aucun dégâts côté ongle. Ils ont toujours été forts et ont toujours bien poussé, incroyable! En fait, la seule fois où ils ont été hyper cassants (en même temps que mes cheveux d'ailleurs), cela a été avant mon gonflement ganglionnaire qui a marqué le début du signalement du cancer. Un peu comme si mon corps m'envoyait des signaux d'alerte! Une fois que j'ai commencé à m'inquiéter et à m'en occuper, l'état de mes ongles est rentré dans l'ordre (pas mes cheveux, hélas!). Le corps est tellement puissant!


Il faut donc bien le nourrir. Pour avoir une repousse de cheveux en pleine santé, voici donc sur quoi je mise:

- une alimentation riche en protéines, puisque les cheveux en sont majoritairement composés et qu'ils ont en besoin pour synthétiser la Kératine. Par protéine, je n'entends pas seulement animale, mais aussi végétale. Je veille à en avoir une portion à chaque repas.

- les poissons gras remplis d'omégas 3 pour une bonne nutrition des cheveux

- les céréales complètes et oléagineux pour le zinc (oligo-élément essentiel pour fabriquer les cheveux). Il y a d'autres sources de zinc, mais je préfère celles-ci en termes de goût.


Contrairement à ce qui peut être recommandé, je ne recourrais pas à la levure de bière, pour la raison suivante: celle-ci augmente les dysbioses intestinales (ce qui est le cas avec les chimios qui virent toute la flore intestinale), ce qui serait contre-productif pour l'assimilation de tous les nutriments cités.

Je vais plutôt faire une cure de pollen surgelé (on en trouve en magasin bio) qui est un superaliment pour les phanères. Je pense en prendre une cuillère à soupe pendant 2 mois.


Avec tout ça, j'espère retrouver de beaux cheveux, sains et forts. Même si je sais que je vais devoir garder une coupe courte un certain temps, le temps qu'ils s'harmonisent en termes de longueur...

Bonjour et merci pour votre visite !

Paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte. Utilisez cet espace pour relater votre parcours et présenter votre activité à vos visiteurs.

Pour recevoir
toute mon actu

Merci pour votre envoi

  • Facebook
  • Instagram
  • Twitter
  • Pinterest
bottom of page